Les banques françaises, loin des sommets Européens.

 

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Habitué à un bon classement, les banques françaises ont perdu du terrain face à leurs homologues allemands et anglais. L’Autorité bancaire européenne a en effet dévoilé le bilan de santé des banques européennes, et il y a eu du changement.

Au bas du podium

Souvent qualifiées de pilier pour le projet Europe, les banques françaises ne brillent pas ces derniers mois. C’est le ratio de fond propre, ou appelé CET1 par les experts, qui le reflète. Il a pour but de refléter les réserves que les banques placent en prévisions des risques sur leur capital. En juin, le ratio des banques françaises était de 13,92%. Alors oui, l’Hexagone arrive devant toutes sortes de pays européens périphériques comme l’Autriche, le Portugal ou encore L’Italie. Mais ce sont bien ces deux grandes économies, que sont le Royaume Unis ainsi que l’Allemagne, qui prennent les devants. Avec 14,36% et 14,69% respectivement, les deux alliés forts de la France prennent ainsi les devants.

“Il est donc évident que les banques françaises sont classées en Europe avec celle dont les actifs pondérés par le risque sont les moins couverts par les fonds propres CET1, même si leurs ratios prudentiels sont bien supérieurs au minima requis” a commenté Éric Dor, le directeur des études économiques à l’IESEG, qui s’occupe d’extraire les données de l’EBA.

 

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Ce constat reste tout de fois à mettre en relations avec faits. En effet, certains paramètres rentrent en compte. Comme notamment le fait de se trouver à l’intérieur ou à l’extérieur de la zone euro. L’EBA couvre lui 132 banques dans toute l’Union européenne. Il y a aussi le style d’activité adopté par les banques, qui comporte certains risques.

Mais ces chiffres sur les banques françaises sont à relativiser, elles sont ici simplement comparées à ses rivaux allemands et anglais. En effet, on peut se concentrer sur une autre facette de l’étude ici menée. Le bilan pondéré des banques françaises atteint 33,35%. Il correspond au fait que moins le bilan de la banque est qualifiée de risquer, alors plus son bilan pondéré par les risques s’affaiblit. D’autres critères, le crédit immobilier français a aussi été mis en avant par notre pays. Très chiffré de part ses sommes, il reste tout de moins peu risqué. Cela s’explique sûrement par le fait que la majorité des prêts est effectué à taux fixe. Les nouveaux propriétaires se voient alors accordés le même taux de crédit tout au long du remboursement. Ce qui nous protège d’une envolée des prix. Mais encore une fois, l’Allemagne et le Royaume Unis font mieux, avec 27,75% pour la première et 31,67% pour le deuxième. Encore faut-il savoir si cette formule de pondération de part les risques n’a pas faussé ce résultat. 

A noter que le comité de Bâle va statuer sur la situation bancaire et mettre en place de nouvelles modalités. Ce qui devrait mettre tout le monde d’accord.

 

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